MARJA PERSSON - SKI
PRÉSENTATION
INTERVIEW
Quand avez-vous commencé le ski et comment avez-vous découvert le freeride ?
Je suis né en Suède, entouré par la neige. Là-bas, on apprend à skier dès qu'on sait marcher, mais ce n'est qu'après mes études que j'ai vraiment commencé le ski, le télémark à l'époque. Je suis ensuite allé à Verbier pour chercher un job et améliorer mon français. C'était la saison 99, une grande année de neige, avec beaucoup de poudreuse. C'est la première fois que je skiais dans ce type de conditions. Ça m'a scotché, du genre "hé, c'est ça que je veux faire", et je me suis dit “bon, je vais skier jusqu'à ce que j'en ai marre”. Dix ans plus tard, je skie toujours.
Quel est votre meilleur souvenir du Freeride World Tour ?
Sans doute quand j'ai remporté le Nissan Xtreme Verbier 2007. Trois ans avant, je m'étais cassé 2 vertèbres et je n'étais pas sûr de pouvoir obtenir de bons résultats en compétition. J'étais donc ravi de ma performance, c'était le rêve. Je ne visais pas la victoire, alors gagner, c'était presque trop beau pour être vrai. C'était une telle sensation ! Pas sûr que j'en revive une comme ça un jour ! Quand on est sur le point de s'élancer, on se dit "ouah", on a peut-être "peur" de la chute, mais en fait c'est plutôt un défi, un défi qu'on se lance, donc je qualifierais cette pression de positive.
Pratiquez-vous d'autres sports l'été ?
J'aime tous les sports qui ne semblent pas en être un. J'aime quand c'est fun, quand on sent l'adrénaline, les sensations folles. L'été, je recherche des sports assez similaires au freeride et le plus proche est sûrement le cyclisme, qui procure les mêmes sensations : on peut grimper (pour l'entraînement physique) puis sentir l'adrénaline dans la descente.
Parlez-nous de votre dernière saison
Je suis très content de ma saison, les résultats ont été plutôt bons. J'ai fini sur le podium à chaque épreuve et effectué mes deux premières expéditions. C'était génial. Après la Mongolie en avril-mai, je suis allé au Pérou dans le cadre d'un projet caritatif pour récolter de l'argent pour les enfants des rues de Cajamarca. On a soutenu 2 projets. Ce mélange de compétition et de tournage de freeride en hiver et d'expéditions en été, c'est vraiment super.
Quels sont vos projets pour l'année à venir ?
En janvier, la première étape du Freeride World Tour commence avec le Nissan Russian Adventure à Sochi. La deuxième aura lieu en France, puis j'essaierai d'aller en Alaska. Je rêve d'aller dans ces montagnes depuis mes débuts en ski. Si vous ne rêvez pas d'aller en Alaska, vous n'êtes pas un vrai skieur freeride.
Quel est votre objectif pour les prochaines compétitions ?
Pour l'an prochain, j'essaie de me fixer des objectifs assez bas et de n'avoir pas trop d'attentes. L'un de mes objectifs est de rester en forme et d'éviter les blessures. Dans le Freeride World Tour, j'espère aussi me qualifier pour la finale, le Nissan Xtreme Verbier. C'est la meilleure compétition qui existe, j'adore l'ambiance qui règne là-bas.